Introduction au mémoire de: Virginie CHENG

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Qui n’a jamais souhaité rester dans sa bulle de création ? Comment parvenir à l’état créatif ? La création est un phénomène vaste. Elle couvre tous les champs d’activité, de la science au marketing, à la technologie, en passant par le commercial, en somme tous les domaines de l’entreprise et de la recherche. Néanmoins c’est dans l’art qu’elle se veut la plus accomplie car la création est ce qui définit l’artiste. Sans création, l’artiste n’est plus.

On peut alors se demander quels phénomènes déclenchent la création esthétique et plus précisément l’instant fascinant de la création, lorsqu’elle se déroule, s’active et se réalise. L’étude des phénomènes dans la démarche créatrice est un rarement évoquée. De manière générale, nous décrivons « l’avant-création» l’idée qui nous a poussé à créer et, plus largement de « l’après-création » une fois l’objet de création réalisé. Mais qu’en est-il de l’entre-deux. Existe-t-il des phénomènes récurrents permettant de retrouver cet état de l’action créatrice ? Peut-on établir un schème du processus créatif ? Et dans quelle mesure la serendipity peut-elle intervenir ?

C’est dans un contexte formidable qui a été celle de mon expérience à New York au sein de l’université de Columbia, dans le cadre d’un programme sélectif Advanced Intensive Painting que je vais tenter d’apporter une analyse des phénomènes de la création par l’expérience de ma peinture. Ville trépidante, insouciante, électrisante, toute l’atmosphère de New York avec ses découvertes inattendues, m’ont insufflé une nouvelle impulsion et l’urgence de peindre.

Ainsi, l’étude se décomposera en deux parties distinctes. La première sera consacrée à l’exploration des termes esquissés composant le titre de ma recherche, puis s’ensuivra une analyse heuristique de l’événement de la création, confronté au phénomène sérendipien. Cette seconde partie sera façonnée par une description narrative « du faire » de mes peintures, au travers d’un voyage dans les méandres de mon cortex cérébral.