Introduction au mémoire de :

 

                   ISABELA BOTELHO MAEDA

      « La relation entre le volontourisme et les orphelinats :

Une enquête photographique en Ouganda »

 

 

Modalité de tourisme qui combine voyage de loisir avec engagement volontaire, le tourisme bénévole ou le « volontourisme » est une des modalités touristiques les plus rentables avec 1,6 millions de participants par an et génère entre 1.7 à 2,6 milliards de dollars américains par an. Avec en général des voyages à court terme, les volontouristes sont souvent des jeunes qui profitent de leurs vacances universitaires ou « gap year » pour partir, découvrir une nouvelle culture et en faisant « d’une pierre deux coups » aider la communauté locale.

 

Les opportunités offertes par les organisations sont variées : école, santé, construction, orphelinats, par exemple. La pratique du « tourisme d’orphelinat » peut mener à des trafics d’êtres humains, avec par exemple la création de « faux orphelinats » ayant été ouverts par des individus sans autorisation officielle ou dans lesquels les enfants placés ont au moins un parent pouvant s’occuper d’eux.

 

L’envie de mener des recherches sur le volontourisme résulte de ma propre expérience. J’ai moi-même déjà été une volontouriste. En 2013, je suis allée à Jaipur, en Inde, pour faire du bénévolat avec les enfants dans une crèche. Pour quatre semaines de bénévolat incluant l’hébergement dans une maison avec environ une quinzaine d’autres bénévoles de différents pays plus trois repas par jour, j’ai dû payer 1000 dollars américains.

 

D’abord avocate, puis photographe (mais surtout citoyenne préoccupée), Je me sers de la photographie comme moteur de la pensée critique. Mes séries photographiques révèlent aux spectateurs un sujet peu discuté ou diffusé (que j’ignorais moi-même) et je fais de l’Autre, celui qui est photographié, mon partenaire.

 

Dans le cadre du Master in Arts & Vision (MAVI), je propose d’analyser cette relation cyclique exploratoire entre trois sujets : bénévoles, agences intermédiaires et orphelins, dont les effets sont catastrophiques. La partie plastique du mémoire, une série de photographie documentaire, a été pensée pour être réalisée en Ouganda, mais, malheureusement, la crise sanitaire m’a empêché de voyager en toute sécurité de sorte que ce mémoire sera présenté sans cela.

 

À la place, je vous présente des images de ma dernière série photographique faite au Brésil sur les pêcheurs traditionnels (en cours), qui a été par ailleurs exposée de septembre 2020 à février 2021 dans la Bibliothèque de Géographie de la Sorbonne.

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Flozina Costa, Luciene Custódio et Graci